Race(s) élevée(s)
Vache bordelaise, Poule Gasconne
Description

Exploitation agricole biologique en polyculture-élevage, engagée dans la préservation et la valorisation de races locales et anciennes d’Aquitaine, notamment les vaches Bordelaises avec leur taureau et les poules Gasconne avec leurs coqs. Les animaux sont élevés en plein air, dans un environnement Natura 2000 au coeur d’une ZNIEFF, selon des pratiques extensives respectueuses de leur bien-être, de la biodiversité et des équilibres naturels. L’activité associe conservation de ressources génétiques patrimoniales, production fermière de qualité et valorisation en circuits courts, avec une attention particulière portée à l’ancrage territorial et à la transmission de ce patrimoine vivant.

Autre(s) race(s)
Porc cul noir
Adresse
Burladis, 47500 Fumel
Contact
Laurence MYR
Téléphone
07 49 47 01 89
Email
contact@pech-basset.fr
  • Vaches bordelaises
  • Poules gasconnes

La Vache Bordelaise

Standard vache bordelaise
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Historique

Originaire de l’ancienne Guyenne et de Gironde, la race Bordelaise s’est répandue dans tout le Sud-ouest, des vallées de la Garonne, de la Dordogne et de l’Isle jusqu’aux Landes et Pyrénées. Grâce à sa rusticité et ses qualités laitières, elle s’est développée aussi bien dans les riches prairies alluviales des fleuves que dans les marais et zones sablonneuses du littoral. Approvisionnant quotidiennement les grandes villes comme Bordeaux en lait frais, crème et beurre, son rôle économique fut considérable au XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe. Les plus grands châteaux du Bordelais, du Médoc et des Graves, possédaient un troupeau de vaches bordelaises pour le lait et la fumure des vignobles.

Morphologie

Les robes des vaches Bordelaises sont pies, les quatre membres, la tête et les muqueuses sont noires. La tête est fine, allongée avec de petites cornes relevées. Le type ancien à taches larges et bande blanche dorsale dénommé « Beyrette » coexiste avec un type sélectionné à robe finement mouchetée dit « Pigaillé ». Rustiques, les vaches offrent de grandes facilités de vêlage et de bonnes qualités maternelles.

Population

À partir de 1890, reconnue comme l’une des meilleures laitières de son époque, la race a été diffusée dans toute la France puis a régressé, concurrencée par les races industrielles et exclue de l’insémination artificielle. Considérée comme disparue depuis 1960, quelques vaches Bordelaises furent découvertes entre 1985 et 1990 en Gironde, Landes, Dordogne et Pyrénées Atlantiques permettant de reconstituer la race. 25 ans après son sauvetage elle compte une centaine de vaches et des taureaux bien typés, dont plusieurs disponibles en insémination artificielle.

Le Conservatoire conduit un programme de conservation et de développement de la race pour soutenir les éleveurs de la race. Il a réalisé le prélèvement des semences de 9 taureaux différents qui sont disponibles pour les éleveurs qui souhaitent réaliser des reproductions en race pure sur leur élevage.

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La Vache Marine Landaise

Standards vache Marine Landaise
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Historique

Les vaches Marines (vaches de marais) ou landaises vivaient en liberté à l’état sauvage le long du littoral aquitain de Gironde et des Landes, sur les dunes, dans les marais et les forêts. Leur capture dans les dunes pour prélever les jeunes était l’occasion de manifestations et de jeux qui ont ensuite donné naissance aux fameuses courses landaises. A partir du XIXe siècle elles furent pourchassées pour protéger l’enrésinement des landes et des dunes. Les dernières vaches sauvages ont été exterminées entre 1940 et 1950 en Gironde (Carcans, le Porge) et dans les Landes (Sanguinet, Biscarrosse).

Morphologie

Les vaches sont vives et alertes, de petite taille ne dépassant pas 1,25 à 1,30 m. Les robes sont de couleur brun à rouge avec la tête, l’avant et les membres brun foncé ou « fumé ». Le poil d’hiver est long et plus foncé, certains taureaux ayant la tête presque noire. Leur comportement est adapté à la vie en plein air et à la recherche de nourriture en milieu ouvert ou boisé.

Population

Le sauvetage de la race a été réalisé à partir d’un petit troupeau domestiqué issu de la population du nord des Landes découvert en 1987. Totalement isolés d’un point de vue génétique depuis plusieurs décennies, les animaux ont permis de reconstituer la population Marine. Parfaitement adaptées aux landes, marais et sous-bois, les vaches Marines sont maintenant utilisées pour la gestion de grands espaces naturels, comme sur la Réserve naturelle nationale de l’étang de Cousseau (Gironde). Les animaux, rustiques et résistants, vivent en liberté avec un minimum d’intervention humaine. Avec 50 vaches et 9 taureaux, la race marine reste très menacée.

La race bénéficie d’un programme génétique de conservation et de développement animé le Conservatoire des Races d’Aquitaine et la Sepanso qui sont les gestionnaires de la race. Dans le département des Landes, un partenariat a été engagé avec la Fédération départementale des chasseurs pour la gestion des milieux humide par les vaches marines.

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La Vache Betizu

Standards Betizu
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Historique

Le terme Betizu désigne les vaches sauvages du Pays Basque, par opposition au bétail domestique de ferme. Cette dénomination est très ancienne. La persistance de nos jours de cette population bovine ayant un mode de vie entièrement sauvage est unique en France. Deux groupes d’animaux disposent chacun d’un territoire de quelques milliers d’hectares dans les massifs montagneux du Pays Basque Nord (Pyrénées-Atlantiques) et quelques autres côté Sud.

Morphologie

Les Betizus circulent par petits groupes et se déplacent, selon les périodes de l’année, entre les milieux ouverts et les couverts forestiers. Leur robe est brun rouge avec des cornes évasées et relevées en haut et en arrière. Les mâles vivent au sein ou en marge des groupes de femelles et de jeunes. Les animaux participent à l’entretien des espaces de montagne et offrent également un spectacle exceptionnel aux randonneurs qui ont parfois la chance de les apercevoir dans leur milieu naturel.

Population

La population française de Betizu en Pyrénées-Atlantiques compte moins de 150 animaux, mâles et femelles. Le statut de bovins sauvages n’est pas reconnu en France et, de ce fait, les Betizus ne bénéficient d’aucune protection réglementaire. Ce vide juridique rend très aléatoire la survie des Betizus français à brève échéance. Des travaux scientifiques en cours étudient la population de Betizu, leur comportement, leur état sanitaire, et recherchent des solutions innovantes pour leur protection.

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La Vache Béarnaise

Standards de la Béarnaise
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Historique

Les vaches pyrénéennes sont un symbole historique figurant sur les monnaies anciennes et les blasons du Béarn.
Regroupées sous la dénomination de Blonde des Pyrénées, les différentes variétés Basquaise, d’Urt, de Barétous, d’Aspe, d’Ossau, comptaient au début du XXe siècle plus de 150 000 vaches.

La fusion de cette population avec la race Garonnaise imposée en 1961 afin de créer la Blonde d’Aquitaine, entraîna l’extinction de la race des Pyrénées en quelques années. Seule une trentaine de vaches et de rares taureaux survivants en vallée d’Aspe et d’Ossau ont permis de relancer la race sous le nom de Béarnaise.

Morphologie

Les vaches Béarnaises sont adaptées à la vie en montagne, aux milieux escarpés et aux pâturages d’altitude où elles ont développé une grande rusticité. Elles sont charpentées, avec des aplombs solides et un avant-train puissant. Leur robe est couleur froment clair à rouge avec le tour des yeux et les muqueuses claires. Les cornes sont très développées en forme de lyre haute et confèrent une esthétique très particulière à ces vaches.

Population

Les vaches Blondes des Pyrénées étaient autrefois utilisées pour la traction ou les travaux des champs et largement exportées vers les Landes et la Gironde. Bonnes laitières, les vaches étaient également utilisées pour la fabrication du fromage des Pyrénées. Les vaches de la race Béarnaise ont conservé une bonne aptitude à l’élevage en montagne et contribuent au maintien d’une agriculture de massif. Malgré le recul des activités pastorales, la race a été sauvée par des mesures de conservation. La population atteint 223 vaches dans une cinquantaine d’élevages en 2012.

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Le Poney Landais

Standard poney landais
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Historique

Le poney Landais est l’une des quelques races de chevaux autochtones sur le territoire français. Il provient des chevaux des Barthes de l’Adour, variété de petite taille vivant dans les prairies inondées du Sud des Landes. Une autre variété de chevaux landais, aussi appelés ledons, vivait autrefois en liberté dans les landes et dunes du littoral aquitain en troupeaux sauvages. Elle a totalement disparu, décimée comme les vaches marines, lors de l’enrésinement des landes, jusqu’à sa totale extinction au milieu du XXe siècle.

Morphologie

Les poneys Landais sont d’allure harmonieuse avec une tête large, une croupe simple et les membres secs, la queue et la crinière sont bien fournies. Les robes sont majoritairement baies ou noires mais également alezanes et chocolat. La taille est de 1,18 m à 1,48 m. De longue date, la race est réputée pour son endurance malgré sa petite taille.

Population

Le poney landais est polyvalent, avec de nombreuses qualités pour les loisirs et le sport. C’est également une race rustique, parfaitement adaptée aux milieux humides d’où elle est originaire, ce qui la rend appréciable pour la gestion des espaces naturels. De quelques milliers de têtes il y a plus d’un siècle, le nombre de poneys a décliné fortement. La population compte actuellement environ 145 poulinières et une vingtaine d’étalons, mais seule la moitié d’entre elles reproduisent en race pure, dans une quarantaine d’élevages. La race est donc en situation de grande fragilité. Son berceau est majoritairement dans les Landes et en Gironde.

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L'Âne des Pyrénées

Standards APY
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Historique

Les ânes étaient jadis largement présents dans les fermes comme dans les villes, pour le portage, l’attelage et les petits travaux courants. L’usage traditionnel est d’ailleurs encore vivace dans certaines vallées pyrénéennes. Les baudets pyrénéens étaient également utilisés pour la production de mules avec des juments Mulassières Navarrines aujourd’hui disparues. Réputées pour leur force, les mules des Pyrénées étaient communes en montagne mais aussi dans les Landes et la Gironde pour les travaux forestiers.

Morphologie

Les types d’ânes étaient assez divers et hétérogènes selon la région d’origine, Gascogne, Landes ou Pyrénées. Afin de sauvegarder la population, les derniers animaux ont été regroupés en une race des Pyrénées au sein de laquelle se distingue le type Gascon, de 1,20m à 1,35m et un type Catalan plus grand. L’âne des Pyrénées est de robe foncée, le ventre, le tour du nez et des yeux sont clairs.

Population

De nouveaux éleveurs amateurs adoptent l’âne des Pyrénées pour des usages de loisir et des professionnels l’apprécient également pour les randonnées, le portage ou différents services. Les mules ne sont plus produites que de façon exceptionnelle. La race d’âne des Pyrénées compte environ 500 ânesses et 25 baudets reproducteurs.

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Le Mouton Landais

Standards du Mouton Landais
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Historique

               Avant l’exploitation intensifiée du massif des Landes de Gascogne, de la Gironde aux Pyrénées (exploitations forestières et céréalières), il était parcouru par de très nombreux troupeaux composés en majorité d’ovins. Le but principal de cet élevage était d’apporter la fumure indispensable pour pouvoir cultiver le sol de sables très pauvre. Ce petit mouton a assuré la survie des Landes de Gascogne pendant de nombreux siècles en apportant toute la richesse nécessaire à l’économie. Le cheptel de la race a dépassé le million de bêtes (1,2 millions) au début du 19e siècle avec l’augmentation des besoins en fumure nécessaire pour nourrir la population humaine grandissante dès le 18e siècle. Image légendaire de la région aux côtés des bergers sur échasses, ce type de mouton très ancien, bien antérieur à la standardisation des races pratiquée au 19e siècle, a pourtant été considéré comme disparu vers 1965. La diminution des effectifs a commencé vers le milieu du 19e siècle avec la réduction des surfaces de landes (marais, bruyères, bois naturel) et des pâturages communaux qui commencent à être vendus à de grands exploitants forestiers. Une politique d’intensification de l’agriculture ainsi qu’une amélioration des transports (création de la ligne de chemins de fer) sont décidées. La lande est drainée et beaucoup de grandes plantations et de forêts cultivées sont mises en place (exploitation de la résine de pin en particulier). Cette situation a entraîné le recul de l’élevage traditionnel de moutons Landais et une première forte diminution des effectifs. Ainsi, dans le seul département des Landes, la surface de landes est passée de 450 000ha en 1834 à 275 000ha en 1887. Avec ce recul des surfaces en landes, les effectifs de moutons Landais ont chuté de plus de la moitié et sont tombés à environ 300 000 têtes (contre 1 million au début du siècle). Au 20e siècle, avec les orientations vers une agriculture plus productive, le mouton Landais et son mode d’élevage très extensif (pâturage libre dans la lande) a fini par être progressivement abandonné. Les animaux mal conformés et très peu laitiers ne correspondaient en rien aux nouveaux critères de choix de races basés sur la production spécialisée bouchère ou laitière.

Morphologie

Les moutons Landais sont de petite taille. Les membres sont fins et élancés, caractéristiques des animaux bons marcheurs. Leur laine est épaisse, dense, riche en feutre et de couleurs très variées avec toutes les nuances de blanc, gris, noir et brun. La toison est le plus souvent de type mécheux. Les têtes et pattes sont également colorées et tachetées. Les cornes sont fréquentes chez les mâles, spiralées. Parfois chez les femelles, présence de cornillons ou mottes. Le mouton landais est un animal remarquablement rustique, peu précoce, peu musclé et de format réduit.

Population

Le monton landais est race locale autochtone traditionnelle, non standardisée, résultant de la première phase de domestication (Lauvergne). La population a permis la valorisation des landes de Gascogne. L'effectif avait atteint plus d'un million de têtes sur les départements de Gironde, Landes et Lot et Garonne avant de s'effondrés au lieu du 20e siècle. La conservation de la race a été effectuée à partir de 3 souches identifiées entre 1974 et 1990 (deux souches des Landes et une de Gironde). Il s'afit d'un mouton rustique, élevé en plein air, adapté aux parcours permettant de valoriser ses aptitudes (marche, rusticité, valorisation des milieux) et la qualité gustative de la viande.

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La Sasi Ardi

Standard sasi ardi
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Histoire

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le Béarn et au Pays Basque, l'élevage ovin en production lait ou viande, s'appuie sur des races régionales organisées autour de filières de qualité. À côté de ces races bien identifiées actuellement, une population locale ancienne, non sélectionnée et de petit gabarit, a été maintenue dans un petit nombre d’élevages traditionnels, essentiellement dans les secteurs frontaliers du Pays Basque. La race Sasi ardi appartient à une très ancienne population du Pays Basque, à l’ouest des Pyrénées. Parfois dénommée petite Manech, en référence aux races Manech plus sélectionnées, c’est une race transfrontalière qui est restée confinée aux espaces délaissés à la frontière entre Pays Basque Nord et Sud. Peu connue, elle a été rarement décrite dans les ouvrages spécialisés. Etymologiquement, Sasi ardi provient de l’euskera (langue basque) qui signifie « brebis de broussailles ». Ce terme fait à la fois référence à son mode et milieu de vie et à son caractère sauvage et agile. Elle a un comportement très peu grégaire et passe la majeure partie de l’année en extérieur. Ses habitats principaux sont les milieux ouverts, semi-ouverts ou boisés de moyenne montagne du Pays Basque (landes rases, landes boisées et forêts).

Morphologie

La Sasi est une brebis de poids moyen voir léger, variant de 30 à 40 Kg. Chez les mâles, le poids varie de 45 à 55 kg. La tête, triangulaire au profil droit, est expressive et découverte, avec l’arc de la mâchoire marqué et vers l’arrière. Elle est le plus souvent de couleur uniforme, froment à roux grisé. Les petites oreilles sont petites, horizontales ou légèrement surélevées et orientées vers l'arrière dans les moments d'alerte. Les femelles peuvent être avec ou sans cornes. Plus fréquemment mottes, les cornes peuvent également être peu développées chez la femelle. Chez les mâles, les cornes sont généralement fortes. Le front est large et court. Les orbites prononcées et les yeux, grands et allongés (en amande), continuent dans une larme courte mais prononcée. Le torse, de ligne longue et triangulaire, est harmonieux, couvert, blanc. Il a tendance à être plus foncé et découvert sur le dessous du cou et de la poitrine durant le printemps et l'été. Le garrot très peu prononcé et la poitrine étroite de profondeur et largeur similaires, avec un sternum peu prononcé. Les extrémités sont minces et agiles, prêtes à bondir. Ceci lui confère un avantage pour se déplacer dans les broussailles. La toison est blanche (à l’exception parfois du collier coloré). La laine est grossière et mécheuse, avec une proportion importante de jars.

Population

Comme le laisse entendre son nom, « la brebis des broussailles» a la capacité de se déplacer dans des zones de landes intermédiaires, de fourrés et de sous-bois. Son comportement très peu grégaire, et sa résistance en font une brebis adaptée à un mode d’élevage extensif et peu interventionniste. Cependant, la population Sasi n’a fait l’objet d’aucune sélection laitière ni d’évolution de son système d’élevage vers une production en bergerie. Les brebis Sasi ardi passent la majorité de l’année en montagne, à basse ou moyenne altitude. Les animaux circulent librement, par petits groupes, dans de vastes espaces ouverts ou semi-ouverts, parfois couverts de fougères et d'arbustes. Les animaux sont rentrés seulement en hiver pour l’agnelage, entre janvier et début mars. Ainsi les bergers peuvent aisément récupérer les agneaux de lait qui seront vendus. Les troupeaux regagnent la montagne dès le mois de mars. Ce système est un moyen d’optimiser la production mais sa rusticité lui permet de passer l’année en extérieur. Cette estive quasi annuelle limite les frais dus à la conduite en bergerie et optimise d’autant les coûts de production, en revanche elle demande une bonne connaissance de la montagne et du travail de berger.

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Lapin chèvre

Standards Lapin chèvre
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Histoire :

Connu depuis le 19e siècle en Aquitaine Saintonge, c’est une des rares races de lapins en France qui a été façonnée exclusivement dans les fermes. En restant en marge des organisations officielles.  L’appellation de lapin Chèvre ou « lapin bique » a été conservée car utilisée par plusieurs éleveurs de départements différents. De nombreux témoignages nous présentent ce dernier comme très abondant dans la région de Libourne à la fin de la dernière guerre. La Gironde, la Dordogne, le Puy-de-Dôme et les deux Charentes semblent être la zone où il fut le mieux connu.

Le terme « lapin Chèvre » fait référence aux robes et coloris qui étaient ceux des variétés locales de chèvres qui existaient autrefois dans la région.

Quasi disparue après les années 60, il est redécouvert en 1980 par M. Dominique MASSOUBRE, il s’associe avec M. Jean COUTARD, passionné par les races anciennes, pour rechercher de nouvelles lignées.

En 1999, les deux hommes furent rejoints par M. LAFEURIEL, éleveurs de lapins chèvres lui aussi, et ils décidèrent de faire reconnaître cette race par la SCAF et la FFC. Début du Club du Lapin Chèvre en août 2003. C’est le 29 mai 2004 que les membres de la Commission Technique et des Standards reconnaissent le Lapin-Chèvre Noir comme race et le 25 juin 2005 le coloris Bleu est homologué.

 

Morphologie :

Corps : harmonieusement arrondi sans être massif, relativement élancé.

Couleur de la fourrure :

Couleur fondamentale : noire ou bleue (recouvre toute les parties extérieures visibles du corps)

Teinte claire à blanchâtre : Dessous du menton, le ventre, la partie intérieure des pattes et le dessous de la queue

Liseré jaunâtre : lie la coloration du ventre et la couleur fondamentale, encercle les mâchoires, les narines et le tour des yeux.

Mélange de feu et de noir, ou de bleu ou havane : Couvre la poitrine en se fondant avec la couleur fondamentale.

Triangle couleur feu : Nuque

Fourrure : assez courte, lustrée, fine et dense.

Œil : Marron brun

Poids idéal : 3.500 à 4.250 kg.

Population :

784 lapins chèvres en 2015 : 116 reproducteurs : 31 mâles, 85 femelles, 668 jeunes en 2015

42 éleveurs en France dont 22 en Poitou-Charentes Vendée

Répartition actuelle : Surtout dans sa région d’origine (Nord Aquitaine, Charentes) mais présente aussi en Bretagne, Moselle, Bas Rhin, Pyrénées, Bourgogne par exemple.


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Le Dindon Gascon

Standard dindon gascon
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Historique

Moins anciennement établi en Europe que les poules, les variétés de dindes sont moins nombreuses. Dans les principales zones d’élevage, des appellations locales ont émergé témoignant d’une tradition de production. Ainsi, dans le Sud-Ouest, et plus particulièrement la Dordogne, le Sud Gironde, le Lot-et-Garonne, le Gers et l’Est des Landes, les dindons étaient abondamment élevés et conduits en bandes dans les prairies et les forêts. Dindes et dindons étaient des volailles de fêtes, rôtis ou cuisinés en confits. Les enquêtes conduites à partir des années 1985 ont montré l’existence d’un type de petits dindons que les éleveurs de Gascogne dénommaient « race du pays » afin de les différencier des dindons lourds sélectionnés industriellement. Ces origines de dindes et dindons gascons ont été collectées, conservées et développées dans des élevages. Un type similaire a été décrit sous le nom de Dindon noir du Gers mais il s’agit en fait de la même population.

Morphologie

Les dindons sont de taille petite à moyenne avec un comportement vif et coureur. Le plumage est entièrement noir avec des reflets brillants. La tête est couverte de volumineuses caroncules dans les deux sexes, particulièrement développées chez le mâle, d’une couleur rose avec une bavette importante. Le poids des animaux varie de 5 à 7kg pour les dindes et 8 à 10 kg pour les dindons.

Population

Les dindons gascons sont adaptés à une production de ferme et un élevage en plein air. Les femelles sont de bonnes pondeuses, habituées à couver en plein air, ce qui les expose à la prédation. Elles peuvent conduire jusqu’à deux couvées par an et élèvent avec assiduité les dindonneaux. Les produits sont de petite taille et de bonne qualité gustative lorsque l’élevage a été réalisé en plein air avec une alimentation diversifiée. Ils se différencient sans conteste des productions de grande consommation issues des races industrielles de dindon. Une quinzaine d’élevages sont issus des souches collectées il y a 25 ans dans la cadre du programme de conservation. Elles sont entretenues et développer par des éleveurs qui font circuler les reproducteurs et conservent les caractères de rusticité et de couvaison naturelle des animaux. La race reste cependant en grande difficulté avec un effectif de population de moins d’une centaine de reproducteurs.

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Le Dindon Landais

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Historique

Le dindon landais est une ancienne variété qui était élevée dans le Sud des Landes. Le territoire d’élevage se situait entre Dax et Mont-de-Marsan, plus particulièrement dans les pays de Chalosse, Tursan et Marsan, jusqu’au bassin de l’Adour au Sud. Outre les dindons, ce secteur était réputé pour l’élevage des volailles de toutes sortes, oies, canard, poules. Outre son berceau d’élevage, le dindon landais se distingue de son voisin gascon par sa peau jaune tout à fait remarquable. Cette caractéristique était jugée essentielle pour les consommateurs qui n’appréciaient que les dindons à peau jaune pour les fêtes et les grandes occasions, ceux à peau blanche étant jugés de bien moindre qualité et délaissés. L’existence des dindons à peau jaune, si elle était anciennement connue, n’a jamais fait l’objet de publication ou de reconnaissance zootechnique. Précisons d’ailleurs qu’il n’est décrit que peu de variétés de dindons en comparaison aux races de poules. Une seule référence a été retrouvée au début du 20ème siècle citant les petits dindons jaunes dans le secteur de Tartas et Saint-Sever (Landes). C’est précisément entre ces deux villes qu'un élevage de dindon à peau jaune a été identifié en 2013. L’éleveur a conservé une souche familiale issue de ses parents et qu’il a maintenu en production avec quelques voisins, de façon traditionnelle comme cela se faisait autrefois. Une enquête de proximité a montré que tous les anciens éleveurs et habitants de ce territoire connaissaient parfaitement l’existence des dindons à peau jaune et en avaient, à une époque plus ou moins ancienne, élevé ou consommé.

Morphologie

Les dindons sont de taille petite à moyenne. Ils sont élevés en pleine aire avec un comportement vif et coureur. Le plumage est habituellement noir avec des reflets brillants mais la présence de taches blanches n’était pas considérée comme un problème pour les éleveurs ancien qui privilégiaient la production et la qualité gustative. La tête est couverte de caroncules dans les deux sexes, moins abondantes que chez le dindon gascon et d’une couleur rouge orangée particulière, selon les périodes de l’année. Les pattes sont grises mais les semelles sont typiquement colorées de jaune. Les animaux sont de petite taille : les mâles pèsent environ 4 à 4,5 kg à un an et jusqu’à 6 kg adulte. Les dindes pèsent 4 à 5 kg. Une fois plumés, la peau des dindons est d’un jaune tout à fait caractéristique. Cette couleur est d’intensité variable mais elle n’est pas liée à une alimentation à base de maïs.

Population

En 2013, la priorité a été donnée à la récupération de la souche qui a malheureusement disparue l’année suivant avec le décès de l’éleveur à 83 ans. Les animaux collectés sur ce site ainsi que sur un autre cheptel identifié par ailleurs ont permis de lancer programme de sauvetage. Les animaux ont été mis à la reproduction par couple ou trio sur quelques élevages à visée conservatoire, puis diffusés à d’autres éleveurs les années suivante. Quelques années après, 10 élevages sont constitués et comptent une trentaine de reproducteurs. Les femelles sont de bonnes pondeuses et couveuses. Un travail d’observation est en cours afin d’évaluer les caractéristiques des animaux, leur qualité et leur rusticité, en particulier en ce qui concerne la couvaison naturelle et l’élevage des dindonneaux. Le mode d’élevage traditionnel dans les Landes consistait à échanger régulièrement les reproducteurs entre les éleveurs voisins mais sans introduire d’animaux étranger à leur secteur. Les dindes couvaient au printemps dans les granges ou à l’extérieur jusqu’à 15 ou 16 œufs. Les jeunes dindonneaux étaient élevés en grande bande dans les champs, les sous-bois et les bordures de chemins. En fin d’année, les gardiens partaient sur les routes pour rejoindre les marchés de Tartas, Dax, St-Sever, Montfort, Hagetmau, Mont-de-Marsan, Villeneuve-de-Marsan … où les dindons étaient vendus pour les fêtes. Les premières observations d’élevage des dindons landais tendent à montrer quelques atouts : une relative facilitée d’élevage en comparaison d’autres variétés, des volailles de petite taille correspondant à une demande actuelle et une qualité gustative intéressante.

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L'Oie grise des Landes

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Historique

L'oie grise des Landes a été domestiquée à partie de l'oie sauvage et en a conservé le type. Dans les Landes de Gascogne, les oies grises communes étaient abondantes, élevées en plein air directement dans les rivières et les prairies humides des barthes de l'Adour. Les pratiques de chasse et de capture des oiseaux d'eau ont favorisé une cohabitation entre oies domestiques et sauvages. L'engraissement et le gavage des oies sont une pratique traditionnelle dans cette région. Elle permettait de produire en abondance de la graisse d'oie pour la consommation familiale et de conserver la viande confite. L'oie des Landes, du fait de sa petite taille, était bien adaptée au gavage et à la production de foie gras, contrairement aux grosses oies sélectionnées pour la viande et d'un taille excessive. A partir des années 1970, le type ancien a été amélioré par sélection pour en faire une souche industrielle à forte aptitude d'engraissement. L'oie grise des Landes est alors devenue une référence. Dans les années 1980, elle a été diffusée dans des pays désireux de développer une production de foie gras, en particulier dans l'Est de l'Europe. Avec le temps, la production de canards gras a pris le dessus sur celle d'oies, qui a fortement régressé, et la race d'oies grises des Landes a disparu.

Morphologie

L'oie des Landes est de taille moyenne, pesant 5 à 6 kg pour les femelles et 6 à 7 kg pour les jars. L'allure générale est celle d'une oie grise commune, avec cependant un cou plus fin et une tête fine sans bavette. Le dos et les ailes sont gris foncé avec une bordure gris clair. Le plastron et la poitrine sont gris cendré. Le ventre est bien développé, mais sans panouille. Les yeux ont un iris châtain et le tour de l'oeil est orangé. Le bec, plus haut que large, est de couleur orange et l'extrémité rosée. Les tarses sont orangés à rouge orangé.

Population

À défaut d'avoir pu retrouver des animaux de souches locales, le Conservatoire des Races d'Aquitaine a identifié des souches d'oies grises landaises qui avaient été exportées à l'étranger dans les années 1980. Certaines ont été conservées dans de bonnes conditions de reproduction, notamment à l'Institut de zootechnie de Cracovie, en Pologne. En 2011, des oeufs de cette origine ont été récupérés et transférés en France par le Conservatoire. Depuis cette époque, quelques lots d'oies grises sont maintenus dans des élevages de conservation à des fins d'évaluation. Actuellement, il existe moins d'une vingtaine de reproducteurs.

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La Poule Gasconne

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Historique

La race Gasconne est issue d’une population de poules noires de type ibérique du Sud-ouest, essentiellement originaire de la vallée de la Garonne dont le bassin d’élevage s’étendait de Bordeaux et Toulouse, en Gironde, Périgord, Lot-et-Garonne,  Haute-Garonne, Gers, Est des Landes, jusqu’aux Pyrénées. Elle fut parfois dénommée « poule Garonnaise ». Gobin, en 1882, citait, au sein de cette population plusieurs sous-races : gasconne, caussade, landaise et béarnaise. La poule gasconne a toujours été une volaille de ferme, très vagabonde, qui doit être élevée en plein champs. Présente dans la majorité des petits élevages et sur les marchés, elle contribuait à l’économie locale et familiale. En 1907, la poule gasconne apparait dans la fédération des aviculteurs du midi avec la création du Gasconne club qui en définira le standard. Elle sera régulièrement présente dans les concours régionaux d’agriculture. Dans le courant du 20ème siècle, il persistait des élevages essentiellement en Lot-et-Garonne, Gers et Est des Landes. Vers 1940, la race avait fortement régressé et, dans les années 1960, elle n’existait déjà quasiment plus en tant qu’élevage fermier. De très rares élevages ont conservé des souches locales authentiques dont certaines seront fort heureusement découverts et conservés.

Morphologie

Une première description des poules noires du Sud-Ouest est donnée en 1862 par Granié, puis Gobin en 1882 avec des caractéristiques communes : plumage noir aux reflets vert brillant, oreillons généralement blancs et qualité gastronomique particulière. En 1912, le Gasconne club différenciera en deux races distinctes : la Caussade, plus petite avec un oreillon blanc, et la Gasconne, plus lourde avec oreillon rouge. En pratique, les deux types physiques continueront a largement coexisté dans les fermes. En 1914, Leroux décrit la Gasconne avec des oreillons rouges striés de blanc. En 1985, lors des visites d’élevages dans le Gers, les plus vieux éleveurs décrivaient la race ancienne du pays indifféremment avec des oreillons blancs ou rouges.

Population

La race avait pratiquement disparue vers 1960-70. Il persistait de rares élevages en ferme et chez quelques éleveurs amateurs désireux de conserver la race. Dans les années 1980 à 1990, des inventaires ont permis de retrouver les derniers élevages traditionnels encore présents dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Landes, dont certains avaient conservé des animaux de grande qualité. Le Conservatoire des Races d’Aquitaine et le Conservatoire des ressources biologiques de Midi-Pyrénées ont engagé des actions pour préserver et relancer la race grâce à de nouveaux élevages. On compte actuellement 40 élevages sur la région Aquitaine et d’autres en région Occitanie. En Aquitaine, le programme de conservation de la race s’appuie sur un réseau d’élevages fermiers, renforcés par des sites à visée conservatoire. La diversité génétique est maintenue par une circulation des reproducteurs entre les différents élevages, condition nécessaire à la conservation durable de la race.

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La Poule Landaise

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Historique

Les premières citations de poules landaises apparaissent dans des concours agricoles des Landes en 1860, à Mont-de-Marsan et Grenade-sur-Adour. L’un des auteurs cite les « poules noires du pays … si petites et tracassières » mais dont il vante les qualités gustatives par opposition à celles des races exotiques de grande taille dont les « ménagères se dégoutent ».  En 1861, Edouard Perris, vice-président de la Société d’Agriculture des Landes décrivait le caractère particulier des volailles landaises qui les distinguait déjà des autres volailles d’élevage de cette époque:  « ici, en effet, il faut des poules qui sachent voler par-dessus les clôtures, pénétrer par les toits dans les greniers, gratter profondément la terre, dévaster les jardins et les champs, qui sachent enfin aller chercher leur nourriture dans un rayon de 5 à 600 mètres de l’habitation car on ne leur donne rien ». La dénomination « poule landaise » apparaît en 1882 : « La sous-race Gasconne, appelée encore Béarnaise, Landaise ou Poule de Caussade, semble dérivée du type espagnol ». L’étude la plus détaillée est présentée en 1922 par l’abbé Dubourdieu qui signale que l’aire géographique de cette volaille correspond à l’ensemble du massif landais et qu’elle est présente sur tous les marchés de la région. Il rapporte qu’elle est désignée localement par les fermiers sous le nom de poule « aouarte », ce qui signifie « sauvage » en gascon. La poule landaise paraît être une proche parente des autres poules noires du Sud-Ouest : la Gasconne, la Caussade ou la Barbezieux. Les historiens avicoles évoquent  souvent une origine commune à toutes les volailles méditerranéennes qui seraient issues des poules noires de Majorque. Les échanges humains, guerriers ou commerciaux, auraient permis la diffusion de différentes souches et les adaptations aux terroirs ont achevé de les façonner dans leurs aspects et comportements actuels.

Morphologie

La Poule Landaise est une poule noire, de petite taille, légère et élancée. Sa morphologie correspond à son caractère vif et adapté à une vie semi-sauvage dans les airials landais. L’une des caractéristiques morphologiques remarquables est l’oreillon blanc légèrement teinté de jaune, chez la poule et le coq, plus ou moins marqué selon la période de l’année. Un autre trait particulier est la couleur des tarses noire ou gris ardoisée avec une transparence jaunâtre et la semelle d’un ocre jaune bien visible. Les yeux sont bruns. La crête de la poule est fine, dentelée, tombante sur le coté. Les poules sont légères, de 1,8 à 2,3 kg et les coqs pèsent de 2,5 à 3 kg. Les œufs sont blancs, très légèrement crème. Le standard de la race a été fixé par les éleveurs du Conservatoire des Races d’Aquitaine et de l’Association Nationale de la Poule Landaise en se fondant sur les textes historiques et des enquêtes chez les éleveurs.

Population

Le nombre de reproducteurs est estimé entre 150 et 200 sujets sur une vingtaine d’élevages. Le berceau de la race est majoritairement situé dans les départements des Landes et de Gironde mais il existe désormais des élevages en différentes régions de France. La Fédération Européenne d’Aviculture a inscrit la Poule Landaise sur la liste des races en danger d’extinction. La population est conservée en bon état de reproduction grâce aux actions de conservation engagées il y a plus de 25 ans sous l’égide du Conservatoire des Races d’Aquitaine avec l’association de race. L’effectif est stable mais peine à se développer par manque d’éleveurs disposant de suffisamment d’espace adapté pour son élevage. Sa croissance lente et son petit gabarit ne font pas d’elle une race privilégiée pour un projet de production commerciale mais les éleveurs de la région qui s’inscrivent dans cette démarche disposent pour cela de la Poule Gasconne, proche parente aux performances de productions plus fortes. Le maintien de la variabilité génétique est assuré par un brassage régulier des reproducteurs entre les élevages avec des échanges d’animaux et d’œufs, système simple et bien adapté à une petite race régionale. L’objectif recherché est d’accroitre l’effectif de la race tout en conservant son caractère rustique semi-sauvage qui en fait l’originalité.

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Le Canard Kriaxera

Standard canard kriaxera
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Historique

Les canards de ferme, dénommés canards communs ou barboteurs, sont issus du col-vert domestiqué. Ils étaient abondants dans les basses-cours traditionnelles du Sud-Ouest, souvent engraissés à la ferme. A partir du XIXe siècle, certaines variétés ont fait l’objet d’une sélection poussée, tel le canard de Rouen, d’un très gros gabarit. Puis, des races étrangères (Barbarie et Pékin) ont été introduites en croisement pour produire des mulards plus aptes à l’engraissement. Dans les années 1970, la variété locale commune a été délaissée au profit de ces souches sélectionnées plus lourdes, qui ont ouvert la voie à une production industrialisée de canards gras. La variété commune, reconnaissable à ses cris bruyants, se distinguait des races étrangères silencieuses. Elle prit le nom de « criard », en basque « kriaxera » ou « karrankaria ». Des canards de souche locale ont été collectés dans les années 1990 dans des fermes du Pays Basque. Conservés dans un couvoir familial pour répondre à la demande d’une petite filière locale de production, ils sont à l’origine du programme de conservation en cours.

Morphologie

Le corps est allongé, incliné nettement d’avant en arrière. La tête est plutôt allongée avec un front légèrement arrondi. Les yeux sont grands avec un iris brun à brun foncé. Le bec, long et large, est de couleur jaune orangé à teinte verdâtre. Le cou est de longueur moyenne. Les tarses jaune orangé sont plus courts et plus épais que chez le Rouen. Chez le canard kriaxera, la tête et le cou sont vert-marron avec un collier blanc non fermé. Le plastron est rouge-marron avec un léger liseré blanc à l’extrémité des plumes. Le ventre est gris, passant au blanc, et le dos est brun-gris. Le miroir de l’aile bleu-violet est délimité par un liseré blanc et noir. Chez la cane, le dessus de l’œil présente une légère courbe presque blanche allant de l’œil à la naissance du bec. Chaque plume du dos présente sur le fond isabelle une marque brune en forme de chevron. Le poids moyen est de 3,5 kg.

Population

Le bassin d’élevage historique couvre le Pays Basque, le Béarn, le bassin de l’Adour, la Chalosse et le Marensin. Ce canard de ferme, rustique, se nourrit sur les parcours en herbe, et dans les cours d’eau. La production traditionnelle artisanale de canards gras est ancienne. N’étant pas soumise aux redevances de métayage, elle s’est fortement développée entre les deux guerres, puis a cédé le pas dans les années 1970-1980 à des filières intégrées industrielles. La souche kriaxera a été maintenue grâce à une demande en mulards de petite taille à croissance plus lente que celle des races sélectionnées, avec une viande de qualité supérieure et moins grasse. Ils sont également plus rustiques, ce qui leur permet d’être élevés en partie en plein air et à l’herbe. Aujourd’hui, la population kriaxera compte environ 600 reproducteurs. Une partie est toujours destinée à approvisionner une quinzaine de petits producteurs de canards gras qui constituent une filière locale de qualité. Par ailleurs, une vingtaine d’éleveurs participent à la conservation en ferme du kriaxera qu’ils utilisent pour la consommation familiale ou en vente directe (canettes à rôtir).

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La Poule Limousine

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Historique

La poule limousine est issue des anciennes volailles fermières du Limousin, plus particulièrement de haute Corrèze, en moyenne altitude et sous climat vif. Elle a été sélectionnée en raison de la qualité des plumes du coq pour la fabrication de mouches artificielles de pêche. Le terme « coq de pêche » est plus particulièrement appliqué à cette race, même s'il s'agit au départ d'une terminologie générale pour désigner les coqs destinés à cette utilisation. Le Limousin est une région riche pour la pêche amateur, avec de nombreux ruisseaux et torrents qui proviennent des contreforts du Massif central. Abondamment utilisés avant l'apparition des matériaux synthétiques, les coqs de pêche ont perdu leur emploi au cours du XXe siècle et après la Seconde Guerre mondiale. La race a été reconnue en 1990.

Morphologie

La poule limousine est de taille moyenne, à ossature fine. La crête est simple, les oreillons sont rouges et les yeux à iris rouge orangé. Les pattes sont de couleur gris clair et les tarses sont marbrés de rose. Le coq pèse 2,5 à 3 kg, et la poule de 1,9 à 2,1 kg. Les oeufs sont clairs, légèrement rosés, d'un poids minimal de 55 g. On retrouve trois types de variétés :

- bleu uni avec un camail et un manteau plus foncés ;

- noires à reflets verts sous couleur noirâtre ;

- bleu uni à parures colorées : le plumage est bleu-gris avec camail et manteau allant du brun-roux au jaune paille (miel clair). La poitrine, les rémiges et les plumes de la queue sont gris cendré uni. Ce type représente le coq de pêche par excellence.

Population

Les poules sont rustiques, bonnes pondeuses et couveuses. L'utilisation des plumes de coq pour la pêche est une pratique maintenue par quelques éleveurs et pêcheurs. Pour confectionner des « mouches » artificielles, les plumes doivent être à la fois solides et souples, particulièrement brillantes avec du ressort. Trois types de plumes sont collectés sur les coqs adultes : les plumes élancées du haut du camail (dites « hacklers »), les plumes arrondies de couverture (dites « pelles ») et les plumes fines et longues en lancette du bas du dos et de la selle. Les barbes doivent être régulières, droites, rigides et déliées (sans crochets entre les barbules). Le duvet remontant le moins haut possible le long du rachis. Le renouveau de la pêche sportive, et notamment à la mouche, vaut au coq du Limousin d'être à nouveau recherché et apprécié. Depuis une vingtaine d'années, une véritable filière s'est constituée autour de l'élevage et de la production de plumes pour fournir aux pêcheurs des produits de qualité.

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L'Abeille noire du Pays Basque

Abeille noire Basque fleurs de cerisier
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Historique

Les Pyrénées sont la limite Sud de l'aire de répartition des abeilles européennes Apis mellifera mellifera. Au Pays Basque, l'abeille noire locale est dénommée « erle beltza ». Elle est adaptée à la végétation et aux contraintes climatiques locales. Grâce à cette éco-adaptation, elle permet une pollinisation plus constante des plantes et une production de miel plus régulière. L'abeille locale est en général plus résistante aux aléas climatiques locaux et moins exigeantes en termes de soins et d'alimentation complémentaire que les colonies d'importation. Le Pays basque se caractérise par des territoires de basse et de moyenne montagne avec une mosaïque de milieux : prairies, cultures, landes et grandes forêts de feuillus.

Description

Autrefois, des ruches traditionnelles (kofoin) étaient faites de lamelles de châtaigner et de lianes tressées, recouvertes d'un mélange d'argile, de bouse et de chaux. Ces ruches de petite contenance favorisaient la sortie d'essaims au printemps qui étaient recherchés pour développer les ruchers. Les abeilles noires profitent au mieux de la diversité des ressources locales et pollinisent les cultures traditionnelles. En premier lieu, les cerisiers de trois variétés différentes qui produisent les cerises noires à confiture d'Itxassou, dont certains ont une floraison hâtive dès mi-mars jusqu'en avril. Viennent ensuite les fleurs des champs et les autres fruitiers. Les piments d'Espelette, cultivés en plein champ, fleurissent de juin à septembre et bénéficient également de la pollinisation des abeilles. Enfin, les châtaigniers et les bruyères des landes fournissent une récolte tardive, très utile pour constituer des provisions hivernales.

Population

Les produits de la ruche sont nombreux dans l'usage traditionnel : le miel et le pollen des fleurs, la propolis, gomme végétale aux propriétés antiseptiques, la gelée royale, la cire utilisée pour les bougies ou les encaustiques. Parmi les productions traditionnelles basques se trouvent le pain d'épices au miel (eztiogi) ou l'eztiardo, boisson au miel. A partir de 2011, quelques apiculteurs basques créent l'association Euskal Erle Beltza et lancent des initiatives pour favoriser l'implantation de l'abeille noire : rucher conservatoire, production d'essaims, élevage et diffusion de reines pour augmenter les colonies, identification par tests génétiques. Un partenariat est engagé avec des apiculteurs du Pays Basque Sud, qui, de l'autre côté de la frontière, avaient également lancé la conservation d'une abeille noire.

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L'Abeille noire des Landes de Gascogne

Abeilles noires des Landes de Gascogne
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Historique

Des écrits attestent de l'abondance des abeilles domestiques dans les Landes de Gascogne. Vers 1150, le Guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle décrit « un pays désolé où l'on manque de tout dans cette plaine sablonneuse qui abonde cependant de miel, millet et porcs ». Les ruches comme le bétail étaient transmises par héritage ou par dot. En 1728, le curé de Sabres recevait des habitants une dîme versée en agneaux, chevreaux et jusqu'à 25 essaims d'abeilles par an. On évalue à 56 000 le nombre de ruches en 1875, puis à 15 000 vers 1900 du fait de la disparition des landes à bruyère lors des plantations de pins. Le rucher, dénommé « apié », pouvait compter jusqu'à 100 ou 200 ruches.

Description

L'abeille noire des Landes est une variété locale qui, avec le temps, s'est spécialement adaptée à la floraison des bruyères, qui est assez tardive. La ponte des reines est calée sur le cycle de la végétation, permettant d'avoir un maximum de butineuses pour la floraison des bruyères et de la callune de l'été à fin octobre. Ces pontes tardives n'existent pas chez les autres variétés qui ne peuvent pas exploiter aussi efficacement la flore locale. L'abeille landaise peut ainsi étaler sa miellée sur un temps deux fois plus long que celles des abeilles noires de Belgique par exemple. Des études biométriques réalisées en 1982 sur 110 colonies des Landes montraient deux points importants : l'absence d'hybridation des abeilles landaises à cette époque et l'existence de caractères spécifiques (pigmentation plus claire et pilosité plus courte).

Population

Les ruches traditionnelles ou « bournac » étaient des paniers tressés sur lattes en forme de cloches enduites de bouse de vache, le tout recouvert de paille. Les rayons extraits après enfumage pouvaient donner 2 à 8 kg de miel de la cire, produits recherchés et rémunérateurs. En 1841, un important propriétaire de Pissos (Landes) laissait, à son décès, une provision importante de 250 kg de miel et de 90 kg de cire. Les ruches à cadres n'arriveront que tardivement, vers 1930. Les chercheurs qui, entre 1960 et 1980 avaient identifié les abeilles landaises, conseillaient qu'elles soient protégées. Aucun projet de conservation n'a finalement abouti et aujourd'hui, nul ne sait ce qu'il reste de cette population si originale. Un projet de conservation de l'abeille landaise est relancé par le Conservatoire des Races d'Aquitaine avec des apiculteurs.

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La Chèvre des Pyrénées

Standards chèvre des Pyrénées
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Historique

La chèvre des Pyrénées est une race du massif pyrénéen qui se répartissait autrefois sur une vaste zone de montagne, des Pyrénées-Atlantiques jusqu’à l’Ariège. Les chèvres étaient particulièrement nombreuses au Pays Basque et en Béarn ainsi que dans toutes les Landes de Gascogne. Les troupeaux transhumaient avec les moutons pyrénéens à travers les Landes jusqu’en Gironde et Dordogne. Jusque dans les années 1940, des chevriers béarnais et leurs troupeaux se rendaient à pied à Paris pour vendre le lait de chèvres dans les rues de la capitale.

Morphologie

Les chèvres des Pyrénées sont de grande taille, robustes, adaptées à la vie en montagne, au climat humide et rigoureux car élevées la majeure partie du temps en extérieur. La race est peu standardisée et les robes sont multicolores, souvent à dominante foncée avec de longs poils. Mâles et femelles sont habituellement cornus avec des oreilles longues et pendantes.

Population

Autrefois les départements pyrénéens et les Landes comptaient plusieurs dizaines de milliers de chèvres. L’élevage traditionnel a fortement régressé mais perdure dans certaines zones (au Pays Basque notamment) où les troupeaux ne sont rentrés qu’à la période de mise bas jusqu’à la vente des chevreaux. Après avoir failli disparaitre, la race est aujourd’hui sur la voie du développement, avec la création de nouveaux troupeaux, tant pour la transformation fromagère que pour l’élevage de chevreaux de boucherie. L’effectif de la race qui n’était plus que de quelques centaines d’animaux il y a 25 ans, atteint en 2012 près de 3770 chèvres, essentiellement en Aquitaine et Midi-Pyrénées. Le principal atout de la race tient dans sa rusticité qui lui permet de valoriser les espaces montagnards ou embroussaillés.

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La Vache Bazadaise

Standards Bazadaise
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Historique

La race est originaire du secteur de Bazas, en Gironde. La race est implantée de façon très ancienne dans ce territoire du sud Gironde, autour de Bazas, Auros, Captieux, Grignols. Il est rapporté l’existence de façon ininterrompue de la fête des bœufs gras de carnaval qui a lieu chaque année à Mardi gras depuis le 13ème siècle. La race est régulièrement décrite dans les publications zootechniques. En 1857, Magne écrivait « le bœuf de Bazas est remarquable par sa vigueur, sa force, sa démarche fière et son énergie. Toujours facile d’entretien, les bœufs Bazadais sont excellents pour le travail et la boucherie ».

Les vaches et bœufs étaient utilisés en grand nombre pour l’attelage en Gascogne, Armagnac ou dans une partie des Landes jusqu’à l’Adour. Ils étaient appréciés pour leur capacité de travail, leur vivacité et robustesse mais également leur grande sobriété. Plus âgés, les bœufs étaient engraissés et donnaient une viande de qualité remarquable. Grâce à sa rusticité, la race se développait sur des sols pauvres ou en sous-bois. A partir du 19ème siècle avec l’exploitation forestière du pin, la demande de bœufs du Bazadais est importante dans les Landes voisines. Une paire de vache de gabarit moyen (500 kg) était capable de débarder en forêt des charges de quatre tonnes de bois (Agriculture de la Gironde, 1927).

Morphologie

La bazadaise se distingue des races blondes du Sud-ouest par sa robe de couleur brun-gris dite charbonnée ou blaireau, parfois pommelée. Le tour des yeux et le mufle sont clairs. Les vaches sont vives et alertes. Leur format a augmenté au fur et à mesure de la sélection de la race. La tête est large et courte avec des muqueuses claires. Les cornes sont arrondies dirigées vers le bas, horizontales ou légèrement remontantes vers le haut. La conformation est longue avec un bon développement musculaire. La poitrine est large avec une encolure courte, les épaules fortes, les cuisses musclées et arrondies.  Les membres sont minces et les aplombs sont solides. Les vaches sont d’une taille de 1,35 à 1,40 m au garrot. Les taureaux sont plus grands, 1,45 m pour un poids allant jusqu’à 1200 kg.

Production, valorisation

Les éleveurs se sont orientés vers l’élevage allaitant et la production bouchère en s’appuyant sur une qualité de la viande reconnue. De tout temps, les bœufs étaient réputés pour leur facilité d’engraissement, donnant une viande de qualité remarquable et appréciée. La production de bœufs gras est une tradition dans le Bazadais où elle a atteint une qualité exceptionnelle et s’est perpétuée de nos jours. Des manifestations et défilés de carnaval mettent en valeur la qualité de cette production particulièrement prisée. Une fête des bœufs est organisée tous les ans, le jeudi de carnaval précédent le Mardi gras : les animaux décorés de fleurs et de rosaces fleuries défilent dans les rue de Bazas et des villes alentours. Cette fête remonterait selon la tradition, à l’an 1283 témoignant de l’importance historique de la ville de Bazas dans la région et de l’élevage bovin dans ce territoire..

Le « Bœuf de Bazas » est produit sous IGP en Gironde et dans quelques cantons des Landes, du Lot-et-Garonne et du Gers. L’appellation n’est pas exclusivement réservée à la race Bazadaise et comprend également des bœufs de race Blonde d’Aquitaine ou des croisements de ces races.  Les bœufs sont élevés à l’herbe puis engraissés à l’étable aux céréales et puis abattus, au minimum à 3 ans.

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Le Pottok

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Historique

Le pottok (petit cheval en Euskara, langue Basque) est une figure emblématique du Pays Basque. Par tradition, ce petit cheval rustique était élevé en totale liberté sur un bon nombre de massifs montagneux. L’aire de répartition du pottok correspond aux provinces basques du Labourd et de Basse Navarre du côté Nord et s’étend en Navarre et Guipúzcoa du côté Sud de la frontière. Les pottoks vivent en montagne la majeure partie de l’année dans des conditions rudimentaires. Déjà, en 1788, un rapport de l’inspecteur du Roi fait le décompte de 900 juments de Basse Navarre qui sont qualifiées de « petites cavales », c'est-à-dire trop petites pour être de la moindre utilité. En 1857, Magne décrivait les chevaux basques de montagne comme « de trop petite taille mais forts, sobres et rustiques ; ils vivent en montagne en grands troupeaux; eux-seules peuvent résister aux intempéries qui règnent souvent sur les hautes montagnes ». Les pottoks n’étaient guère attrapés que le jour où ils étaient descendus pour être vendus à la foire d’Espelelette, de Garrisou de Saint-Palais. Une partie des animaux était destinée à la boucherie mais également, au 19ème siècle, au travail dans les mines de la région, du Nord et de l'Est de la France, du fait de petite taille, robuste et peu exigeant. Les autres étaient utilisés pour le portage des petites charges, notamment en montagne et tout  particulièrement pour le transport des marchandises de contrebande entre France et Espagne. Le Pottok est très intégré dans la culture basque et les traditions locales.Il peut tout à la fois être un cheval vivant  à l’état sauvage en montagne et en forêts ou faire partie de la maison basque et de la famille. Il était de tradition chez les éleveurs de donner au petit enfant une pouliche, qui procurerait par la suite un petit pécule.

Morphologie

Le Pottok est un petit cheval dont la taille standard est de 1,15 à 1,32 m pour les pottok de montagne avec possibilité d’aller jusqu’à 1,50m pour les pottok de type sport. Des mensurations réalisées avant 1980 sur un échantillon de 693 pottoks montraient une taille moyenne de 1,23 m avec 75% des chevaux de moins de 1,30m  et aucun de plus de 1,40 m. Le poids moyen d’un pottok est de 250 à 300 kg. La tête est longue avec un profil rectiligne, parfois légèrement concave au niveau des yeux. Les oreilles sont de taille moyenne, plantées haut et en avant. L’œil est vif et intelligent, parfois vairon. L’encolure est plutôt courte. La crinière abondante se prolonge jusqu’au garrot. Le dos et les reins sont longs. La croupe est simple, courte et souvent avalée. La queue est plantée bas et particulièrement fournie. Les membres sont secs et court jointés. Le Pottok a deux petits sabots durs et des fanons peu abondants. Les couleurs de robes acceptées au standard actuel sont bai, alezan et pie. Cependant, la robe traditionnelle des pottok est le bai. L’alezan est rare et le pie n’existait pas autrefois. La robe pie a été introduite dans un premier temps en Biscaye pour répondre à la demande en poney pie. Le premier étalon pie du Pays Basque français a ensuite été introduit en 1935 en provenance de Bilbao. En 1975, 60% de robes étaient encore bai et 25% pie ; ce chiffre est passé à 31 % en 1980 et actuellement il est proche de 50% des pottok inscrits au livre généalogique.

Population

La plupart des élevages se situent toujours dans le berceau de race, dans les Pyrénées et principalement au Pays Basque. Quelques élevages ont été constitués en Normandie, Pays de la Loire, dans le Centre, Midi-Pyrénées, Alsace et région parisienne.Le mode de vie traditionnel reste le libre parcours en horde d'une vingtaine de juments accompagnées d’un étalon sur les versants des massifs montagneux où ils participent à l'entretien des espaces naturels et du territoire. Les élevages sportifs et de loisir sont situés en prairie et dans les vallées, plus riches et avec des conditions d’élevage moins exigeantes. Ces deux modes de production s’oppose et se complète : tandis que l’un maintien dans des modalités discrètes et peu interventionnistes un petit cheval rustique, au caractère farouche, l’autre s’attache à favoriser des sujets plus doux et plus conformés mettant en avant le prestige et l’originalité d’un poney de qualité. L’effectif des juments inscrites dans la race et mises à la reproduction était de 1187 en 2013 et seulement 869 en 2016 avec 100 à 120 étalons, répartis dans 130 élevages en France. Le nombre de poulains nés et inscrit annuellement est d’environ 350 à 450. La population comprend par ailleurs bon nombre d’animaux non-inscrits.

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Le Porc Gascon

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Historique

Le porc gascon est une race du Sud-Ouest et du piémont des Pyrénées. La majorité des variétés locales de porcs en France a décliné à partir des années 1950 avant de disparaître du fait de l’industrialisation de la production porcine avec des races étrangères. La race gasconne a été retrouvée en très faible effectif vers 1980 et conservée à partir d’un noyau de quelques dizaines de truies et deux verrats. Un programme de conservation a permis de sauvegarder la race.

Morphologie

La race de porc gascon est caractéristique par sa robe entièrement noire, sa tête fine et ses larges oreilles tombantes, couvrant en partie les yeux. Le poids des truies est d’environ 250 kg et celui des mâles de 350 kg. La croissance des animaux est lente, la chair persillée est d’une grande saveur.

Population

Race fermière par excellence, les porcs gascons sont particulièrement rustiques et adaptés à la vie en plein air pour la recherche de leur nourriture. Les porcs gascons sont appréciés pour leur capacité d’élevage en extensif et la qualité de leur viande. La race s’est diffusée dans tout le Sud-Ouest à l’initiative d’éleveurs régionaux qui valorisent leurs productions en charcuteries artisanales riches en saveur, adaptées à la vente en circuits courts et en filières de qualité. L’effectif en Région Aquitaine et Midi-Pyrénées atteint 1082 truies et 145 verrats chez 55 éleveurs.

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Le Porc Basque

Standard porc basque
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Historique

L’élevage des porcs dans les montagnes pyrénéennes est une très ancienne pratique. Au 13ème siècle, les porcs étaient menés en transhumance dans les montagnes de Navarre pour y pratiquer le glandage et s’engraisser dans les forêts. Plusieurs variétés de porcs étaient décrites tout le long de la chaine pyrénéenne, du Pays Basque, Béarn et Bigorre jusqu’en Ariège et Pyrénées-Orientales. Ces populations et plus globalement tous les porcs du Sud-Ouest, avaient des caractéristiques communes : jambes longues et minces, dos arqué, oreilles étroites et robe pie. Certaines pâturaient en bandes dans les pentes abruptes et les broussailles mais les meilleurs animaux étaient élevés dans les fermes. En descendant vers les plaines, avec une meilleure alimentation, les porcs gagnaient en épaisseur et se rapprochaient du type gascon. Sanson décrit en 1878 les différentes variétés des Hautes et Basses Pyrénées, au premier rang desquelles la Béarnaise, de renommée ancienne car elle produisait la majorité des jambons de la région, mais également la bigourdane et la basque. Tous ces porcs, rustiques et vagabonds, étaient élevés en montagne à moindre coût et ensuite transformés par des salaisonniers  avec le sel de Salies-de-Béarn puis ensuite vendus sous le nom de Jambon de Bayonne. Un syndicat d’élevage a été créé avec la mise en place d’un livre généalogique de la race de porc pie noir du Pays Basque en 1921, qui malheureusement n’empêchera pas la disparition progressive de la race comme celle de toutes les autres races locales, sous l’effet des croisements ou de l’industrialisation de l’élevage. Même les races améliorées, telles que le porc de Miélan (croisement de Gascon et de Large White) et le porc de Cazère (croisement de Gascon et Lauragais) vont s’éteindre à leur tour.

Morphologie

Historiquement, il existait des différences entre les variétés locales. Le type béarnais avait un corps mince, des membres longs et une robe plus souvent noire, parfois marquée de blanc. Le type bigourdan était plus épais avec les extrémités noires et une tache noir sur le dos. Le type basque était plus court et ramassé avait le dos blanc et les taches noires aux extrémités. La description actuelle du porc mie noir du Pays Basque est issue du premier standard rédigé en 1921. La longueur du corps est de 1,40 cm et la hauteur au garrot est de 0,75 cm. La tête est longue, avec un front étroit, un profil droit et un groin mobile. Les oreilles sont larges, couvrant les deux tiers de la longueur de la tête, inclinées sur les yeux. Le dos est légèrement convexe et le rein, court. La poitrine est large. La croupe est avalée, en « cul de mulet ». Les jambons sont descendus et peu épais ; les membres forts et larges. La peau est de couleur pie noire, à taches larges. Les soies sont fines et rares avec épi aux épaules et rosace à la croupe.

Population

En 1935, l’effectif des porcs basco-béarnais était évalué à 19 000 têtes. Après la guerre en 1953, la race comptait encore 12 000 porcs mais elle s’est ensuite effondrée. Les recensements se sont alors arrêtés et en 1970, la race ne comptait probablement plus que quelques centaines d’animaux. En 1981, un inventaire a été relancé par l’Institut technique du porc à l’initiative de Claude Texier et Michel Luquet. Une cinquantaine d’animaux ont été identifiés dont 40 truies en Bigorre (autour de Bagnère) avec 5 verrats et 6 truies dans le Béarn (Arudy et Nay). Les deux origines bigourdane et béarnaise ont alors été mixées et regroupées afin garantir leur conservation. Cette initiative a permis de faire prendre conscience des menaces d’extinction et conforter les rares éleveurs volontaires pour s’engager dans la conservation de la race. En 1987, l’effectif était passé à 60 truies reproductrices et 15 verrats, ce qui permettait d’envisager une relance de la race. En 1990, le porc pie-noir fait son retour au Pays Basque d’où il avait disparu. Un groupement d’une dizaine d’éleveurs se constitue et s’appuie sur la salaisonnerie des Aldudes de Pierre Oteiza qui va faire connaitre les qualités des jambons et de la charcuterie de porc basque. La race bénéficie d’un programme de conservation et de relance conduit par l’ITP avec le soutien et le financement du Conservatoire des Races d’Aquitaine et de la région Aquitaine. Ce programme permettra de développer la race avec une bonne variabilité génétique et de multiplier les reproducteurs de qualité pour les éleveurs. En 1992, la race compte 74 truies et 21 verrats répartis chez 23 éleveurs ; 300 porcs sont transformés en salaisonnerie. Le Livre généalogique est ouvert en 1996 et la race porc pie noir du Pays Basque est reconnue en 1997. La race comptait alors 150 truies et produisait un millier de carcasses de porcs charcutiers par an. Avec le développement de la filière porc basque puis l’arrivée d’une AOP, la race bénéficie d’une nouvelle image de qualité. Actuellement, l'effectif reproducteur de la race basque est d’environ 480 truies pour 80 éleveurs.

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TerraBiodiv

 

Sed ut tum ad senem senex de senectute, sic hoc libro ad amicum amicissimus scripsi de amicitia. Tum est Cato locutus, quo erat nemo fere senior temporibus illis, nemo prudentior; nunc Laelius et sapiens (sic enim est habitus) et amicitiae gloria excellens de amicitia loquetur. Tu velim a me animum parumper avertas, Laelium loqui ipsum putes. C. Fannius et Q. Mucius ad socerum veniunt post mortem Africani; ab his sermo oritur, respondet Laelius, cuius tota disputatio est de amicitia, quam legens te ipse cognosces.


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Association nationale de la race bovine Bordelaise

 

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Mouton de race landaise

 

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Association nationale de la poule landaise

 

L’Association Nationale de la Poule Landaise a été créée le 21 novembre 2010 par quatre passionnés, membres du Conservatoire des Races d’Aquitaine, pour répondre à la demande des éleveurs de poules landaises de se fédérer pour la préservation de cette race très menacée.

De par ses statuts, l’association est liée au Conservatoire des Races d’Aquitaine qui est à l’origine du programme de conservation de la Poule Landaise et le continue encore aujourd’hui.


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Conservatoire génétique des coqs de pêche du Limousin

 

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Association de promotion et conservation du coq de pêche du limousin

 

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Abeille noire des bastides du 47

 

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